Si vous aviez le choix entre vivre en prison avec quelqu’un et parcourir le monde seul, que choisirez-vous ? Alors, dites à cette personne : " Je te laisse libre d’être toi-même, d’avoir tes propres pensées, de vivre selon tes goûts, de suivre tes inclinations, de te conduire comme tu l’entends. " Au moment où vous prononcez ces paroles, vous observerez deux choses : soit votre cœur leur résiste et vous apparaissez alors comme l’exploiteur dépendant que vous êtes – ce qui veut dire que le moment est venu de remettre en question vos fausses croyances qui consistent à croire que vous ne pouvez vivre et être heureux sans cette personne -, soit votre cœur accepte que vous les prononciez avec sincérité et, à cet instant précis, tout désir de prendre le contrôle, de manipuler, d’exploiter, de posséder, toute jalousie disparaît. " Je te laisse libre d’être toi-même, d’avoir tes propres pensées, de vivre selon tes goûts, de suivre tes inclinations, de te conduire comme tu l’entends. "Et vous remarquerez alors ceci : la personne cessera automatiquement d’occuper une place particulière, une place importante dans votre vie. Et son importance deviendra celle d’un coucher de soleil ou d’une symphonie, qui sont beaux en eux-mêmes, comme un arbre est unique par sa nature même et non à cause du fruit ou de l’ombre qu’il peut offrir. Votre bien-aimé ou votre bien-aimée cessera d’appartenir à une seule personne ; il ou elle appartiendra à tous et à chacun, comme l’arbre ou le coucher de soleil. Essayez maintenant de redire ces mots : " Je te laisse libre d’être toi-même, d’avoir tes propres pensées, de vivre selon tes goûts, de suivre tes inclinations, de te conduire comme tu l’entends. " Lorsque vous vous vous accrochez, ce que vous offrez à l’autre n’est pas de l’amour mais un lieu qui vous enchaîne l’un à l’autre. L’amour n’existe que dans la liberté. L’amoureux véritable recherche le bien de la personne aimée, qui requiert, avant tout chose, sa liberté.
mercredi 25 mars 2009
Anthony de Mello
Si vous aviez le choix entre vivre en prison avec quelqu’un et parcourir le monde seul, que choisirez-vous ? Alors, dites à cette personne : " Je te laisse libre d’être toi-même, d’avoir tes propres pensées, de vivre selon tes goûts, de suivre tes inclinations, de te conduire comme tu l’entends. " Au moment où vous prononcez ces paroles, vous observerez deux choses : soit votre cœur leur résiste et vous apparaissez alors comme l’exploiteur dépendant que vous êtes – ce qui veut dire que le moment est venu de remettre en question vos fausses croyances qui consistent à croire que vous ne pouvez vivre et être heureux sans cette personne -, soit votre cœur accepte que vous les prononciez avec sincérité et, à cet instant précis, tout désir de prendre le contrôle, de manipuler, d’exploiter, de posséder, toute jalousie disparaît. " Je te laisse libre d’être toi-même, d’avoir tes propres pensées, de vivre selon tes goûts, de suivre tes inclinations, de te conduire comme tu l’entends. "Et vous remarquerez alors ceci : la personne cessera automatiquement d’occuper une place particulière, une place importante dans votre vie. Et son importance deviendra celle d’un coucher de soleil ou d’une symphonie, qui sont beaux en eux-mêmes, comme un arbre est unique par sa nature même et non à cause du fruit ou de l’ombre qu’il peut offrir. Votre bien-aimé ou votre bien-aimée cessera d’appartenir à une seule personne ; il ou elle appartiendra à tous et à chacun, comme l’arbre ou le coucher de soleil. Essayez maintenant de redire ces mots : " Je te laisse libre d’être toi-même, d’avoir tes propres pensées, de vivre selon tes goûts, de suivre tes inclinations, de te conduire comme tu l’entends. " Lorsque vous vous vous accrochez, ce que vous offrez à l’autre n’est pas de l’amour mais un lieu qui vous enchaîne l’un à l’autre. L’amour n’existe que dans la liberté. L’amoureux véritable recherche le bien de la personne aimée, qui requiert, avant tout chose, sa liberté.
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